Un week end étrange sans nouvelles de qui que ce soit. Je pense que certains me font la tronche parce que je n'appelle pas et que je ne me suis pas manifesté aux dîners habituels et que j'ai annulé la semaine passée. Je constate simplement que lorsque certains d'entre eux allaient mal, ils m'appelaient 15 fois par jour. Je constate simplement que personne n'a insisté lorsque j'allais mal pour savoir s'ils pouvaient faire quelque chose. Mais peu importe. Je suis en phase de reconstruction. Je sais ce que j'ai à faire et je n'ai pas de temps à perdre avec les humeurs des uns et des autres. J'ai besoin de m'isoler pour remettre ma vie dans le bon sens. Je le fais sans colère. Je n'en veux à personne mais je n'ai pas non plus l'intention de m'en excuser.
Je sais que son retour dans ma vie, même s'il ne s'est pas concrétisé par une rencontre, y est pour beaucoup. J'espère que la brièveté de mes derniers sms ne l'a pas confortée dans son idée que je pouvais être vexé car il n'en est rien. J'étais juste à moitié dans les vap'. Je ne veux rien forcé ni faire semblant de mal interprêter ses choix et me donner ainsi une nouvelle occasion de me replonger dans la dépression. J'aime cette sincérité entre nous. J'espère qu'un jour ses peurs auront disparues. J'espère qu'L sait que si L souhaite que nous en parlions, je suis disponible pour L. Je ne veux plus de choses difficiles entre nous.
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# Posté le lundi 09 novembre 2009 07:54

Pas mal de temps que je n'ai pas écrit. Mon moral était dans un état pitoyable et je ne voulais pas que mes confidences passent pour une manière de toucher certaines personnes sur mon sort. Mais depuis quelques jours, les choses vont beaucoup mieux. J'ai levé le pied sur certains excès et j'ai règlé la plupart de mes dettes. Mais ça m'a permis de me rendre compte à quel point j'avais été loin. Quand je vois la difficulté que j'ai à ne pas acheter une bouteille lorsque j'arpente les rayons des supermarchés et celle que j'ai à m'empêcher de fumer aux premières lueurs de l'aube le week-end, je m'aperçois mieux à quel point il est facile de sombrer. Et je ne parle même pas des instants plus glauques qui ont rythmés ma vie ces derniers mois. Il y avait du Bukowski dans cette vie là. Je me demande même s'il n'y avait pas quelque chose d'inconscient à cela.
Mais un évênement récent a permis de faciliter mon retour parmi les humains. Nos amis pensent souvent que l'on attend de leur part de grands conseils ou une intervention alors qu'il suffit bien souvent de quelques mots rassurants pour apporter un peu de réconfort. L'envie aussi de me montrer digne des gens que j'aime et de la confiance que certains me portent. Pourquoi ne pas l'avoir fait plus tôt, me direz-vous? Il est hélas des absences qui laissent des vides impossibles à combler. Alors j'ai rempli ce trou béant dans ma poitrine à grand coup d'alcool et de larmes. J'ai cherché à oublier qui j'étais pour ne plus éprouver. Rien n'y a fait. Peut-être tant mieux. Je reconstruit sur des ruines mais ne renie rien de mes vestiges passés. Je redonne une chance à ma vie. Sans doute pour la dernière fois.
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# Posté le lundi 26 octobre 2009 12:37

J'ai essayé de réduire un peu mes excès mais c'est comme-si une anesthésie générale prenait fin et que la douleur revenait aussitôt. J'ai des projets, des idées, mais tout s'entasse dans un coin de ma tête en attendant une hypothétique envie de les mettre en application. Je ne me sens toujours pas chez moi, dans mon appart'. Mon squatte. Pourtant, j'y vis comme dans un refuge. Ce week-end, je suis rentré avec la peur au ventre. Pas une peur de me faire agresser. Juste une peur irrationnelle et dévorante. Le coeur qui bat la chamade. La sueur qui perle sur mon front. Le retour de Sandra n'a rien changé. J'ai profité de son absence pour renforcer ma bulle. C'est si facile. Il suffit d'écouter les autres. De ne leur parler que d'eux. Quand on leur parle d'eux, les gens ne vous interrompent pas pour vous parler de vous. Ou juste parce-qu'ils culpabilisent d'être le centre de votre conversation. Mais il suffit bien souvent d'un simple mot pour les rassurer. Parfois, lorsque certains noms s'affichent sur mon portable, il m'arrive de les haïr. Lorsque la nuit est déjà très avancée et que mon portable retentit, mon coeur s'emballe et j'espère. J'espère vainement un mot, une voix... Mais rien ne vient. Rien ne viendra plus.
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# Posté le mardi 22 septembre 2009 07:42

[
size=14px]De plus en plus renfermé sur moi-même, je ne confies plus rien à personne. Je crois que d'avoir sombré dans le glauque me permet de le faire sans la moindre difficulté. Tant de choses se sont passées dans ma second life. Parfois, je me dis que je suis en train de devenir fou. Qu'il n'y a jamais eu aucun signe, que je me condamne pour des choses qui n'existent que dans ma tête. Seulement voilà, ce qui était dans ma tête devient de plus en plus réalité. Je sais qu'il m'arrive de croire à tout ça. Aussi, sans doute, parce-que je réunis les conditions pour ça. Je passe mon temps à me déchirer les neurones et les réveils sont difficiles. Ils sont plein des souvenirs embués de la veille, de ces idées qui naissent dans les vapeurs d'alcool et qui paraissent si réelles lorsque l'on est dans cet état si particulier.
Je n'arrive plus à me concentrer sur un avenir possible. Je fuis sans cesse le quotidien. Je suis incapable d'écrire la moindre ligne. Je ne fais que regarder passer les heures en espérant qu'elles passeront le plus vite possible. De toutes façons, je sais qu'il est trop tard pour remonter, que les séquelles laissées par mes délires ont terminées d'anéantir mes derniers droits au bonheur. Je ne pense même plus vraiment à mettre un terme à cette pathétique existence. Je bois mon calice jusqu'à la lie.
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# Posté le mercredi 09 septembre 2009 07:24

[
size=14px]Ce matin, je suis aller taper le nom de Louise sur internet pour voir où en été son film et je suis tombé sur une interview d'elle. Je n'ai rien apris de spécial ou de révoltant pourtant j'ai senti une colère monter en moi et j'ai aussitôt fermé la page. Je regarde ma vie aujourd'hui, je vois les choix qui se présentent à moi. Je pourrais choisir la douceur d'une relation, certes avec une personne qui ne me correspond pas du tout mais qui me permettrait d'assouvir mes envies de paternité. Je pourrais aussi me contenté de vivre une relation courte, profiter de quelques moments doux qui me font tant défauts. Je pourrais me comporter comme un connard et la briser en deux comme tant de fois je l'ai été. Je pourrais continuer de me détruire, de me haïr. Je repense à mes rêves. Je repense à l'écriture. Je repense à L. Tout me paraît tellement dérisoire depuis que j'ai compris qu'L ne serait plus jamais là. Je ne trouve plus l'envie. Même lorsque je me fais du mal, je le fais sans véritable haine, sans aucune colère, sans aucun sentiment. Je vis comme un automate. Tout me semble trop tard. Tout me semble trop fade. D'une manière ou d'une autre, je sais qu'il me faut partir. Tout abandonner. Ne pas me retourner.
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# Posté le mardi 25 août 2009 04:05